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Dans la balance, je crois que je penche plutôt du côté des torturées de la vie. Oui, bon, ça vous l’aviez déjà un peu deviné à la lecture de mes billets précédents.
Les mauvais jours je me demande qui va lire l’étendue de mon désastre et j’ai un peu peur de mon manque de pudeur.
Les bons jours, je me dis que certains d’entre vous se reconnaîtront, et peut-être même que cela vous fait du bien de me lire.
Ces jours-là (les bons), je me dis que je devrais quand même vous dire qu’il y a beaucoup de choses que j’aime tendrement dans le fait de n’être pas tout à fait aussi équilibrée qu’il le faudrait.
1. J’aime vivre le quotidien avec l’intensité propre aux écorchés. Le monde est pour moi comme une pièce de théâtre sur laquelle le rideau ne tombe jamais. J’aime que l’être humain raconte plein d’histoires, le plus souvent malgré lui.
2. J’aime être jalouse de mes congénères, de leur « adapatation » à un univers qui me semble si souvent hostile, et puis découvrir que toujours, toujours il y a derrière les apparences, le récit de quelqu’un qui croyait maîtriser, qui s’est fait bousculer, salement bousculer parfois, jusqu’à se fâcher avec le destin. Pour mieux l’apprécier ensuite (le plus souvent).
3. J’aime que les chocs, les accidents, les catastrophes, toujours offrent l’opportunité de redécouvrir l’harmonie et la beauté.
4. J’aime n’être au fond jamais tout à fait tranquille, devoir toujours recommencer, essayer de comprendre, apprendre, découvrir de nouvelles portes, s’ouvrant sur des terres inconnues qui avaient toujours été là.
5. J’aime devoir chercher tout au fond de moi, l’endroit où me réfugier, retrouver le feu, la douceur, et quand j’ai pris assez de forces, redécouvrir l’infinie générosité de ce monde.

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