Je ne suis pas musicienne.
Pourtant, j’aurais aimé être China Forbes. Monter sur scène, dépasser le trac, chanter de tout mon cœur, regarder du coin de l’œil les musiciens qui m’accompagnent, et savoir qu’ensemble, nous offrons du rire, de la joie, un peu de dérision face à un monde qui était un peu hostile. Jusque là.
Oh, s’il le faut, je pourrais aussi me contenter d’être la favorite de Paolo Conte, sa petite femme, sa fille, n’importe qui qui ait le droit de s’asseoir sur ses genoux, être cette donna entrando nella sua vita con una valigia di perplessità, et qu’il me chante di non avere paura che sia già finita ancora tante cose quest'uomo ti darà. Un peu de jazz et d’italien. Forcément, tout ira bien. J’en aurais sûrement profité pour susurrer quelques notes timides, juste pour amener un peu de féminité à cette douce mélancolie aux odeurs de bourbon.
Je n’ai ni les cordes vocales de China, ni la chance de sentir les moustaches de Paolo sur ma joue. Mais par ces temps de froid et de pluie , j’aimerais quand même nous offrir un peu de burlesque, du loufoque, un peu de grotesque… alors voici… une petite danse.
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